Acte
que l'élu estime de "haute portée" susceptible d'envenimer les
relations entre les congolais et raviver le suspicions d'un déclenchement du
processus de balkanisation de cette partie du pays. Cet élu veut que Ruberwa
vienne s'expliquer sur son acte qui, estime-t-il, frise un conflit d'intérêt.
"Profitant de son autorité, le ministre d'État, ministre de la décentralisation et réformes institutionnelles impose l'installation singulière de la commune rurale de Minembwe, tambour battant, y associant une forte délégation politique, militaire et diplomatique, acte de haute portée politique et symbolique qui risque d'envenimer les relations entre les congolais dans la région d'une part, et raviver les suspicions d'un déclenchement du processus de balkanisation d'une partie du pays d'autre part", peut-on lire dans la lettre d'interpellation du ministre d'Etat, Azarias Ruberwa.
Pour
Muhindo Nzangi, il s’agit d’une installation de "tonitruante"
et qui crée des interrogations dans l'opinion nationale. Il pense qu'elle
plante le décor d'une aggravation programmée de la méfiance entre les congolais
de la région.
L'élu
de Nord-Kivu rappelle que pendant la période d'occupation de l'Est du
territoire
national par des troupes étrangères, l'actuel ministre d'Etat, ministre
de la décentralisation et réformes institutionnelles, Azarias Ruberwa était à
la tête du Mouvement Rassemblement des Congolais Démocrates(RCD). La
branche politique des forces étrangères avait créé le territoire de Minembwe,
incluant plusieurs entités des territoires de Fizi, Mwenga et Uvira. Après la
réunification du pays, sous pression de la population, locale, le territoire
s'est auto-dissout.
Le
lundi 28 septembre dernier, sur instruction du ministre de la
décentralisation et réformes institutionnelles, le ministre provinciale
de l'intérieur de la province du Sud-Kivu avait procédé à l'installation du
bourgmestre de la commune de Minembwe en territoire de Fizi.
C’était
en présence d’une forte délégation, composée essentiellement du ministre de la
défense et des anciens combattants, M. Aimé Ngoy Mukena, son collègue de la
décentralisation, M. Azarias Ruberwa, du chef d’État-major général de l’armée,
le général Célestin Mbala, du gouverneur du Sud-Kivu, M. Théo Ngwabidje, ainsi
que des députés nationaux parmi lesquels des membres de la commission défense
et sécurité de l’Assemblée nationale.
L'équipe


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